Vingt-cinq parcelles
Un centre dessiné rue par rue, un faubourg, un port, un aéroport, une zone industrielle, des collines de luxe, un village et sa campagne. La carte se charge autour de vous, sans écran de chargement.
Une ville entière, ses avenues, son port, ses collines. Vous y arrivez sans rien. Ce que vous en ferez ne regarde que vous — et les autres joueurs, qui sont là, en même temps, sur les mêmes trottoirs.
L’histoire
Il y a vingt ans, la ville était une promesse : un port neuf, des grues, des immeubles qui montaient plus vite qu’on ne les payait. L’argent est arrivé avant les lois.
Quand les lois sont arrivées à leur tour, il était trop tard : chaque quartier avait déjà son propriétaire, et aucun ne figurait au cadastre. Le centre aux costumes, le port aux conteneurs qu’on n’ouvre pas, les collines à ceux qui n’ont jamais eu à se salir les mains. Vingt-cinq parcelles, vingt-cinq arrangements.
La police connaît la carte aussi bien que vous. Elle ne la conteste pas — elle la surveille. Tant que personne ne bouge, personne ne meurt.
Vous arrivez maintenant. Sans nom, sans voiture, avec de quoi tenir la semaine. Ce qu’il y a de bien, dans une ville partagée, c’est que le partage se refait.
On commence petit : une course, une livraison, un véhicule qu’on n’a pas payé. On tient un carrefour cinq secondes, puis onze quand quelqu’un le réclame déjà. On paie des hommes, on prend un quartier général, on apprend le nom des gens qui comptent — et celui de ceux qui vous doivent quelque chose.
Et un jour, on se gare devant la vitrine du Car sales, on regarde une voiture à cent mille dollars, et l’on se rend compte qu’on peut la payer.
Ce qui vous attend
Rien n’est décoratif : les feux passent au vert, les tracteurs labourent, les livreurs livrent, et les voitures de patrouille font leur ronde en attendant que quelqu’un leur donne une raison de s’arrêter.
Un centre dessiné rue par rue, un faubourg, un port, un aéroport, une zone industrielle, des collines de luxe, un village et sa campagne. La carte se charge autour de vous, sans écran de chargement.
Berlines, sportives, utilitaires, motos, scooters, vélos, tracteurs, blindés du FBI. Chaque véhicule a ses cotes, sa tenue de route et ses roues qui braquent. Ceux des autres joueurs sont là aussi, et se conduisent sous vos yeux.
Cinq crans d’avis de recherche. Au premier, une patrouille change de trajet ; au cinquième, on vous coupe la route. Descendez de voiture au mauvais moment et l’interpellation se joue jusqu’au bout — prison comprise.
Rester sur une parcelle assez longtemps la fait basculer. Cinq secondes si elle est libre, onze si elle appartient à quelqu’un — qui verra votre nom s’afficher à la place du sien, où qu’il soit.
Quatorze voitures de luxe en exposition. Elles ne se volent pas : elles s’achètent, cent mille dollars pièce, et un livreur vous les amène en main propre. Une voiture achetée est à vous — personne ne vous en arrachera le volant.
Se croiser et se parler, vraiment, au casque : la liaison s’ouvre quand on s’approche et se coupe quand on s’éloigne. Et un téléphone pour appeler quelqu’un d’un bout à l’autre de la carte. En cours d’intégration.
Le tarif
Pas de boutique, pas de monnaie à racheter, pas d’avantage à vendre. Ce qui se gagne dans la ville se gagne dans la ville.
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